Apprendre en jouant: un plaisir partagé

Pour quelle raison, notre société continue t-elle d’opposer l’apprentissage et le jeu ?

Tout au long de notre parcours d’acquisition de connaissances, de la maternelle à  la vie professionnelle, le temps consacré au jeu ne cesse de décroitre.

A partir du lycée, le jeu devient même un repoussoir, taxé de “pas sérieux" et les instants ludiques de la vie finissent par s’opposer à la préparation de la vie professionnelle qui elle est “sérieuse". Les éléments de langage prennent même le pas pour donner le ton: " la vie n’est pas un jeu", “arrête de t’amuser et travaille un peu",…, les exemples sont légion.

Paradoxalement, ce n’est que beaucoup plus tard, dans le domaine de l’entreprise, que l’on redécouvre l’outil du jeu pour continuer à se former.

La plupart des séminaires se déroulent autour de thématiques ludiques, d’études de cas virtuels, de concours. Toutes ces pratiques managériales étant bien souvent issues des systèmes de formation militaires qui ont compris depuis bien longtemps que “jouer à la guerre" permettait de gagner “la prochaine vraie guerre".

Le premier facteur important du jeu est qu’il réinsère dans le processus d’acquisition de la connaissance la notion de plaisir et c’est justement le plaisir qui favorise l’acquisition et activant des zones cérébrales non utilisées par l’apprentissage et en ouvrant les portes grandes ouvertes des différentes mémoires.

Le jeu est aussi un puissant désinhibiteur pour les participants. Il demande de participer, il augmente la capacité à prendre des risques puisqu’ils sont sans conséquence,  il favorise l’interaction avec les autres. Le jeu procure aussi un résultat immédiat, qui permet de vérifier la validité d’un engagement.

Le jeu, quand il est pris dans son acception de la simulation par exemple, permet d’aller jusqu’à faciliter la prise de décision, ce qui est sûrement ce que nos enfants auront de plus difficile à faire. Toutes les études montrent qu’il demeure l’un des modes d’apprentissage les plus efficaces.

Ce sont ces principes qui guident les Editions Philibert et Astrid pour concevoir des jeux. Retrouver du plaisir, faciliter, générer un apprentissage transgénérationnel. Apprendre en s’amusant et dans le même temps, redécouvrir le local.