La mondialisation à l’épreuve du “local”

Face au phénomène anxiogène de la mondialisation, on assiste depuis quelques années à un retour du “local”. Celui-ci s’est tout d’abord exprimé dans le domaine de l’alimentation avec Jean-Pierre Coffe comme précurseur médiatique.

On y trouve aujourd’hui pêle-mêle: circuit courts, redécouverte de son jardin, goût et qualité, panier producteur, producteurs locaux de bières, de savons, prise de conscience environnementale, etc.

Le mouvement est puissant et probablement pérenne. Nos marchés de villages ont évolué, la taille des rayons bio est en croissance constante, tous les grands groupes alimentaires s’adaptent et régionalisent leurs centres de décision et de plus en plus leurs productions. Bref, le circuit court devient la réponse rassurante  au mode de consommation universelle.

Nous avons pris conscience que chacun de nous pouvait être un « consommacteur », la quête de sens devient primordiale. Faire des choix entre uniformité et particularité, entre global et local, entre bien utiliser les outils de la mondialisation ou la subir, devient notre quotidien.

Or, pour bien choisir, il faut être éduqué, il faut connaitre et comprendre. C’est justement là que le bât blesse ! Car l’Éducation, elle, continue de s’uniformiser; tant au niveau national, qu’au niveau européen et mondial: les mêmes programmes, les mêmes rythmes, la même doxa planétaire, les mêmes classements universitaires, en fonction des mêmes critères.

Lorsqu’on joue au rugby, en France, on a coutume de dire que si on oublie ses fondamentaux, on perd le match. Qu’ils soient familiaux, géographiques, sociétaux, philosophiques ou religieux, les fondamentaux permettent à l’individu de se constituer des repères et des grilles de lecture qui l’aideront à se forger. Face à la mondialisation, qui souvent tend à gommer les références culturelles singulières, celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va.

L’ambition des Editions Philibert et Astrid est de participer à l’éducation de nos enfants. Par le jeu en famille, par la redécouverte de l’identité locale, du patrimoine, des territoires, nous sommes convaincus que nous donnerons à nos enfants la capacité d’appréhender les différences avec leurs propres repères et un ancrage culturel qui leur permettra de faire leurs propres choix, en conscience.